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vendredi

Démocratie, quand tu nous tiens...

Quand on voit nos politiciens s'entre-déchirer sur la question de la nation, on a comme une envie saugrenue de les parquer dans un bateau destination "lointaine île déserte" sans possibilité de retour, non? Qu'est-ce qu'ils peuvent être énervants, enfin, avec leur gué-guerre de virgules!

Par contre, quand je vois qu'au Liban un jeune ministre est assassiné pour ses idées, je réfléchis. Nos politiciens m'énervent, certes, mais je ne voudrais pas vivre dans un pays où ils pourraient en mourrir. Ne vous méprenez pas: je déteste farouchement certains leaders. Je ne suis pas d'accord avec eux et je ne veux pas qu'ils soient réélus. Mais vais-je prendre les armes pour autant? Non, et que je n'en vois pas un le faire!

Pierre Gemayel faisait de la politique en sachant qu'il risquait d'en mourrir. Combien de nos Harper ou de nos Charest pourraient en faire autant? Probablement aucun, et c'est bien ainsi.

Je les regarde donc s'entre-déchirer avec un petit sourire. Chicanez-vous, les enfants, au moins, vous ne risquez rien de pire que de perdre vos élections.