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vendredi

Les Invasions lucides

Juste un mot pour vous raconter la soirée que j'ai passé hier en compagnie des Zapartistes: j'ai rit à m'en décrocher la machoire.

Leur nouveau spectacle, les Invasions Lucides, faisait un petit tour supplémentaire à Hull, pour notre grand plaisir. La salle était bondée et ça riait de bon coeur.

Ces 4 hurluberlus ont une énergie et une chimie incomparable, particulièrement Vanasse et Parenteau (de bons amis et ça paraît). Je connaissais les talents d'imitateur de ce dernier, mais il se surpasse dans ce spectacle en parodiant magnifiquement Lucien Bouchard, Yvon Deschamps, René Lévesque et bien entendu son incomparable Jean Charest "zip pe di pow". Son Lulu en curé fait un monologue biblique à hurler de rire.

Les Zapartistes, on le sait, sont des humoristes à contenu. Ici ils décortiquent le manifeste des lucides en lisant de vrais extraits et en démontrant leur absurdité. Si c'est la "gauche plateau" à n'en pas douter, ils en rient aussi (avec un hilarant numéro de parodie de Bazzo à la radio, dont le jingle seul m'a rendue nostalgique) tout en écorchant Jeff Fillion et la radio de Québec. Bref, tout le monde y passe.

Le tarif étudiant était de 20$ pour deux heures de rire ininterrompu: j'en ai eu pour mon argent! Dire que des humoristes "en bas de la ceinture" ont le culot de charger 50$ pour leur spectacle... Il va pleuvoir des grenouilles avant que je débourse une cenne pour voir Peter McLeod!

Ne manquez pas leur revue de l'année 2006 au Spectrum, chanceux montréalais...

mardi

Simple Life = Simple people?


Nos z'amis les z'américains c'est du monde comme tout le monde dans le fond. Rien qu'a voir on voit ben avec les élections de mi-mandat.

Ils sont vite sur la campagne de salissage mais pas rapide sur le nettoyage...

Z'ai hâte de voir comment la Katrina va voter dans l' sud moi.

dimanche

Le manteau de la honte


Il est vert.

Un ton de vert qui oscille entre gazon ensoleillé et pomme radieuse. Avec une grosse bande jaune sur les épaules qui descend jusqu’au bout des manches. Le genre de bande jaune qui peut causer des accidents de voiture si je me promenais sur le bord des autoroutes la nuit.

Il n’est pas très discret.

On peut dire qu’il «Clash», et qu’il est même à la limite du «Trash». D’ailleurs c’est là qu’il s’en va finir bientôt, si je ne le retourne pas là où je l’ai recueillis, il y a quelques années. Au très chic Value Village : retail price de 12,50$ SchSchling!

Mais il m’a fait honte.

C’était v’la pas long de t’ça, pendant un vernissage prout prout dans le Vieux-Montréal. Une nouvelle galerie inaugure ses locaux avec les œuvres de Viviane Case-Fox – une inconnue tant qu’a moi – mais à voir le gratin qui s’est pointé ce jour-là, elle n’était pas n’importe qui. Non messieux!

Toujours est-il que moi et mon manteau on s’est pointé comme un seul homme sur le coin de la fontaine Riopelle et j’ai su drette-là que je n’était plus dans mon monde. Que cet événement plutôt anodin mais tellement mondain, allait signer l’arrêt de mort de mon fidèle compagnon vestimentaire.

Premier signe : L’endroit lui-même. Une nouvelle tour ou la valeur foncière d’une bécosse équivaut à trois pâtés de maison dans l’Est.

Deuxième signe : La limo qui «drop» un couple de têtes blanches qui ne peuvent concevoir que 12,50 est un chiffre pouvant désigner de l’argent.

Troisième signe : Le portier – lire ici le «David Beckham» des portiers– engagé spécialement pour la soirée afin qu’il ramollisse la serre des tites madames sur leur portefeuille avec son sourire en ouvrant la porte si gentiment.

Je ne suis même pas à l’intérieur.

Parce que c’est là que j’ai eu honte… Au moment précis ou coincé entre Lisa Frulla qui laisse son manteau de minou à la Kate Moss wannabe-préposée au vestiaire et Jean Lapierre qui risque de se renverser son verre de vin dessus tellement il est ébloui par les deux barres jaunes de mon manteau.

Je ne m’en suis pas remis de la soirée.

Heureusement et ce malgré les Monique Jérome-Forget et Denis Codère présent, il y avait du si bon vin et des hors-d’œuvre si savoureux qu’ils m’ont rapidement fait oublier que je parasitais honteusement. Cependant une autre chose commençait à me chicoter sérieusement…

Qui est cette fameuse Viviane?

Celle qui attire le gratin libéral fédéral et qui est responsable de la rupture avec mon manteau. Je lui en voulais et je devais savoir.

Un Google plus tard, j’ai ma réponse…

C’est la femme de Francis Fox, ancien ministre libéral des communications et du Ô Canada. Madame la femme de ministre, mère indigne de trois tipapoutes, s’est adonné à la peinture assez tard dans sa vie nous dit-on dans sa biographie sur le site web de la galerie.

Bien entendu, on ne parle pas de son mari dans cette description. On veut sûrement entretenir l’idée d’une artiste qui à trimée dur dans la vie afin de justifier le 5000$ pour un pot de fleur rose, pêche et violet a peine reconnaissable sur un tableau ne dépassant pas 12,50 pouces carrés de surface!!!!

Maudit soit Viviane Case-Fox car il est trop tard, je me suis déjà procuré un Trench Coat imperméable noir – des plus discrets – d’une valeur de 250.00$.

Une chance, je l’ai achetée chez Winners, a 50% de rabais, il ne m’a coûté que 125,00$. Hé hé hé.

On gagne vraiment a y allez souvent. Pis fuck les libéraux!