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vendredi

Saison morte

Pourquoi, POURQUOI, tout fait-il relâche l’été? Que ce soit mes blogues préférés, les émissions de radio, les chroniqueurs du Devoir, la télé, le théâtre, on dirait que le monde s’arrête de juin à septembre. Personne ne pense donc aux travailleurs? Je rêve moi aussi de trois mois dans mon jardin, les pieds dans l’eau et la tête dans une pile de best-sellers, mais après 10 étés de restauration (pour la fille du restaurant, c'est la sueur pis les clients), je me considère bien chanceuse d’avoir deux semaines en août!

Les dix autres semaines, je les meuble avec quoi?

Suggestions bienvenues.

mercredi

Bonne fête national... iste?

Je n’aime pas la Saint-Jean. Pour deux raisons.

La première est que je ne suis pas une bête de foule. Donnez-moi un ami, je vais bien. Donnez-moi deux amis, je vais super bien. Donnez-moi quelques amis, je suis fou comme de la marde. Donnez-moi une foule, je ronchonne, je bougonne, je veux juste rentrer chez moi. C’est pour ça qu’aucun des festivals à Montréal ne me plaît : trop de monde. Qu’à cela ne tienne, je pourrais écouter le show de la Saint-Jean directement de mon domicile, bien pénard, seul ou avec quelques amis. Pourtant, je ne le fais pas. Ou à peine, par curiosité, pour vérifier mes hypothèses. Pourquoi? Pour la deuxième raison, évidemment.

La seconde, donc, c’est le fond de l’air de notre fête nationale. Car, même si ce l’est moins qu’il y a 15 ou 20 ans, ce n’est plus la célébration saine de notre nationalité. Non, c’est celle de notre prétendue souveraineté. Oh! Bien sûr, il y a France d’Amour qui attise les foules sur les Plaines à Québec, simple et franche, alors qu’au Parc Maisonneuve, Pierre Lapointe, qui semble s’emmerder royalement, chante «Quand les hommes vivront d’amour» en duo avec Doriane Fabreg. Ils sont là pour le spectacle, stimulés par le fun ou le cash, c’est selon. Rien à reprocher à ça. Mais quand on demande à Raymond Bouchard de lire des textes patriotiques, alors là, là mes amis, je zappe à Opération Chimpanzé au Canal Z.

Une fête nationale, dans ma petite tête, c’est une fête qui doit être représentative d’une grande majorité des habitants, de l’âme qui habite son pays. Si le souverainisme était bien représentatif, on se serait séparé depuis longtemps!

Avant que vous me lanciez des roches d’un côté ou que vous m’applaudissiez de l’autre, sachez que je ne suis ni fédéraliste, ni séparatiste. Je suis dans un endroit nébuleux, entre les deux, où je me questionne. D’accord, on s’est fait fourrer par le Canada anglais pendant longtemps. Peut-on passer par-dessus? Peut-on leur pardonner et aller de l’avant? Ou faire la souveraineté, soutenue par autre chose que des textes à la sauce «Je me souviens»? Les autres provinces ont-elles une fête nationale, autre que le 1er juillet? Et pourquoi on n’appelle pas ça une «fête provinciale»? Est-ce que juste le nom n’est pas déjà porteur de souverainisme? Je ne sais pas, je ne sais plus.


Mais je sais que je n’aimerai pas la Saint-Jean tant que j’y sentirai un combat politique sous-jacent. Quant à mon agoraphobie… je prendrai des pilules.

mardi

Tomorrow… I have a wish!


Je ne sais pas si un jour, mes paroles vaudront 15 millions de dollars, mais demain elles vaudront bien ce qu’elles vaudront quand je soufflerai les 34 chandelles sur mon gâteau d’anniversaire. Et oui il y en aura 34! Non, détrompez-vous ce n’est pas ce 34-là qui me fait «freaker», mais plutôt le 34 de tour de taille qui m’a tout l’air de vouloir tendre vers le 36 sans passer 35 et réclamer un peu de répit… m’enfin.

Revenons plutôt à mon souhait d’anniversaire dont je vais partager ici, avec la blogoshpère entière, les tenants sans risque de gâcher les aboutissants puisque je sais pertinemment qu’il ne se réalisera jamais. Est-ce la Paix dans le monde me demandez-vous? Non, bien sur que non, la paix, ce n’est pour ceux qui la mérite. Est-ce la canonisation précipitée de Jean-Paul II, non plus car cela risque de se réaliser vraiment. Figurez-vous que ce que je souhaite est si simple à concevoir que même les plus tatas d’entre nous sont à même d’en apprécier les fondements mais que tous comme nous, sont incapable d’en appliquer les principes.

Je souhaite au peuple, nous, vous, tous les gens qui se démènent dans la vie contre les forces qu’ils ne voient pas, de réaliser une seule chose une fois pour toutes… Et cela est que l’union fait la force!

L’union fait la force! Il en existe des exemples à la tonne, tout le monde s’entend pour dire que pour avoir les reins solides pour faire face a l’avenir, il faut s’unir. L’union fait la force. Si simple et à la fois si compliqué, on dirait que seul un nombre très restreint de gens parvient à la faire. Malheureusement pour nous, ces gens sont aussi ceux qui contrôle nous ressources naturelles, nos ressources financières, enfin, toutes nos ressources!

Hier, on a annoncé en grande pompe l’union de Falconbridge et de INCO à la déjà méga Phelps-Dodge…

De Kossé?

Falconbride et Inco sont deux compagnies canadiennes, œuvrant dans l’acier, qui viennent de se faire engloutir par un géant américain. On appelle cela de la mondialisation. Certains vous diront de cette union qu’elle était nécessaire pour affronter les marchés asiatiques émergeants… Si je suis l’adage, ils n’en seront que plus fort n’est-ce pas?***

Alors siouplait espliquez-moé donc pourquoi les osties de syndicats à marde sont crissement pas capable de suivre la même câlisse de logique!@??!???!@$%!?#@$%?

Si c’est bon pour les patrons, c’est bon pour les petits employés!!!! Et pourtant! Il n’y a pas si longtemps de cela, le 8 juin pour être exact, on nous annonce que 20 000 syndiqués quittaient la FSE-CSQ (on s’en sacre ce que ça veut dire ces lettres-là, ce n’est pas là le problème) pour faire cavalier seul à la table des négociations.

Et bien voilà! Déjà mon souhait est gâté. J’aurais mieux fait de souhaiter que le petit monde comprenne ce que « diviser pour régner » veut dire… Mais dans le fond je suis convaincu qu’il l’apprendra, le petit monde, ce sera juste à ses dépens.

Allez, allumez-les ces maudites chandelles-là, que je te souffle ça!









***
C'est drôle mais le Canada aussi n’arrête pas de nous casser les oreilles avec ça, que l’union fait la force. Mais pensons-y bien a cette «fusion» de l’acier. Elle concentre le pouvoir, un pouvoir qui glisse entre les mains des Canadiens, soit dit en passant, parce que le cœur de cette puissance canadienne se déplace maintenant quelque part dans le Midwest des États-Unis. Moi qui suis pour un Québec indépendant, bientôt je devrai me battre pour l’indépendance du Canada!… Non mais… Quelle ironie ce serait!