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lundi

Bonne nuit, bons rêves...

- Des quoi?…Je vous demande pardon là, DES QUOI??!
Tout commence par une charmante idée estivale. Vous avez voulu passer du bon temps en famille à la campagne, au bord de l’eau. Sans vous douter un seul instant des conséquences dramatiques que cela aura sur votre paisible vie et sur celle de votre petite famille, vous louez un chalet pour une gentille petite semaine. Et voilà, votre enfer commence. Très sournoisement, très lentement, totalement à votre insu, avec la plus grande des patience, le mal s’installe. Ce n’est que plusieurs mois après les vacances au chalet, longtemps après que vos 459 photos des 6 mêmes scènes aient été placées dans l’album que le mal vous atteint concrètement. Tous les matins en sortant de votre lit douillet et confortable, vous avez sur le corps quelques piqûres. Des grosses piqûres. Douloureuses. Votre conjoint a les mêmes, ainsi que votre tout-petit. Au début, vous vous croyez à l’abri de tout et vous cherchez dans la chambre l’araignée (comme vous êtes naifs, vous n’en imaginez qu’une seule…). Puis, passés quelques jours terribles durant lesquels vous n’avez pensé qu’à « ça », après avoir lavé tous les tissus lavables, après avoir imbibé votre plancher d’eau de javel chaque matin, vous vous retrouvez au téléphone avec un spécialiste qui laisse tomber son verdict, sans appel. Et vous paniquez, vous perdez le contrôle de votre voix :

- Des quoi?…Je vous demande pardon là, DES QUOI??!?

- Des punaises de lit madame.

- Impossible, mon cher monsieur. Nous sommes loin d’être des itinérants, comme vous semblez le croire. N’avez vous pas vu comme je m’exprime bien depuis le début de cette conversation? Je suis éduquée moi, monsieur, diplômée même, ma maison est propre, nous mangeons sainement, nous lisons les journaux, je…

- Bon, madame, ce sont des punaises de lit.

C’est tout. Tout ce que vous avez fait, c’est de louer un chalet. Et voilà que vous venez d’envoyer votre enfant chez ses grands-parents (évacuer serait le mot le plus juste), que vous êtes entrain de remplir des sacs de vidange de tous vos vêtements, couvertures, tapis (et croyez-moi, ça fait beaucoup de sacs noirs dans le salon) et qu’un homme, un EXTERMINATEUR, un spécialiste de LA GESTION PARASITAIRE, portant une grosse bonbonne de poison liquide dans le dos et un masque au visage, s’occupe, grâce aux quelques centaines de dollars que vous lui remettrez, d’arroser votre demeure avec le dit poison.

Croyez-moi, à partir de ce jour, et pour le restant de votre vie, plus rien ne sera jamais comme avant. Vous aurez toujours l’impression que ça vous pique quelque part, vous et votre amoureux serez souvent d’accord pour allumer la lumière en plein milieu de la nuit pour faire un dernier (sixième) check-up, vous aurez toujours la certitude d’avoir vu quelque chose bouger, du coin de l’œil, en faisant votre lecture, vos amis et votre parenté auront toujours de bonnes raisons pour ne pas rester à dormir, ils jetteront toujours des regards affolés vers le sac de bagages de votre petit lorsque vous irez leur rendre visite et surtout, surtout, vous aurez toujours quelques (véritables) nouvelles piqûres. Parce que comme vous l’aura bien expliquer le spécialiste de la gestion parasitaire, malgré tous les litres de poison qu’il aura gârroché dans votre maison, « ça peut prendre plusieurs mois avant que les bestioles entrent en contact avec le stuff, vous allez encore vous faire piquer à l’occasion ».

Bonne nuit, bons rêves, pas de puces, pas d’hosties de punaises.

Et, oui, je met fin à mes vacances bloguistières, merci à mes 2 vaillants amis d'avoir si brillamment tenu le fort. Désormais, nous serons 3.

Wagon rose

Non, ce texte ne fera pas allusion à la poésie de Rimbaud, mais plutôt à un fait divers qui me trouble :

Le Brésil et le Japon, deux pays pourtant éloignés culturellement et géographiquement, ont tous deux adoptés des wagons de métro "roses", pour femmes seulement.

La raison : les femmes sont victimes de harcèlement, ou pire, dans les transports en commun.

Le problème : si je suis, bien entendu, pour les mesures qui permettent aux femmes de se sentir en sécurité, je me pose cependant la question : ces wagons séparés sont-ils vraiment la solution? Les hommes qui harcèlent n’auront ainsi aucune raison d’arrêter. Ne devrait-on pas plutôt insister sur des campagnes de sensibilisation et d’éducation pour faire comprendre aux cochons / messieurs que ce n’est pas poli de tripoter les dames dans le métro (ni ailleurs, d’ailleurs).

Le fait : je pousse un soupir de soulagement assez intense. Si je me plains (trop souvent) de l’Homme québécois qui ne cruse pas et qui n’est pour le partage des tâches qu’en parole, je dois cependant avouer que je suis rassurée de savoir qu’un wagon rose ne serait pas nécessaire ici.

Merci les gars.

Maintenant, si on parlait du ménage? ;)