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vendredi

Le mythe du bilinguisme, bis.

Un ami qui travaille aux affaires étrangères a pété les plombs, cette semaine. La raison? Sa collègue et lui ont décidé de parler en français dans une réunion. La réaction? Une secrétaire leur est violemment tombé sur la tomate.

Ce gars a pourtant fait de longues et coûteuses études spécifiquement pour travailler là. Il fait preuve pour cela d’une patience exemplaire : il erre depuis près de trois ans entre des postes non-permanents, des patrons qui ne peuvent pas l’engager parce qu’il n’est pas sur la bonne liste et des contrats « sous la table » qui coûtent un montant astronomique au contribuable (et qui sont pourtant monnaie courante). Pour que lui s’énerve, c’est qu’il y a péril en la demeure.

Cela a suscité une petite commotion dans notre communauté d’expatriés québécois. Nous avons découvert un autre cas, celui d’une contractuelle du gouvernement qui, suite à ce dangereux comportement (parler en français dans une réunion) a été purement et simplement congédiée.

Voici cette nouvelle : http://www.fafo.on.ca/index.cfm?p=news&id=156

Mon ami s’est plaint à un collègue qui travaille aux ressources humaines. Celui-ci lui a répondu, laconique, que les ressources humaines allaient exiger de moins en moins le bilinguisme pour les postes de cadres parce que, et je cite « ils ne trouvent pas assez de bilingues compétents » et que « les francophones performent moins bien aux examens d’entrée ».

Il y a des lustres que des amateurs de conspirations soutiennent que les examens d’entrée dans la fonction publique désavantage les francophones. Vous savez, ces phrases traduites qui n’ont plus aucun sens mais que vous devez tout de même analyser ? Je ne peux pas trop m’avancer là-dessus, on pourrait m’accuser de parler par dépit, moi qui ne me suis jamais classée nulle part (étonnant, puisque je n’étais qu’avec 6 000 autres candidats pour l’examen du service extérieur !)

Le Québec et son taux élevé de scolarisation reste sous-représenté dans les postes de cadres du gouvernement fédéral.

Avouez que c’est quand même étrange. À croire que quelqu’un, quelque part, ne veut pas se forcer…


On ne trouve pas assez de personnel compétent ET bilingue au sein de huit millions de francophones au Canada ???

Permettez-moi d’en douter.

Suggestion de lecture: la situation, telle que dénoncée par un journaliste anglophone: "Sorry, I don't speak french" de Graham Fraser.