En allant de l’avant, vous acceptez que nous démolissons, critiquons, encensons, fustigeons, esquintons, glorifions, magnifions, massacrons les sujets de notre choix. Nous le faisons en connaissance de cause ou non, dans le but de ressasser gratuitement de vieilles opinions, de jeter un œil différent sur des débats actuels, de s’engager avec audace dans des thèmes nouveaux et de partager nos points de vue sur les petites insipidités de la vie. En entrant sur ce site, vous convenez donc que le sérieux et l’érudition de nos propos sont personnels et non sans failles et que, par conséquent, nous sommes ouverts à tout commentaire ou mise au point.

samedi

Vieux, con, seul

Bon, d'accord, je suis pas le bon jour. Je dois en principe écrire chaque mercredi et que le mercredi. Mais ce texte en sera un d'exception. Car je ne vous ferai pas part d'une opinion politique, sociale ou culturelle. Aujourd'hui, pour la première fois sur ce blogue, vous aurez droit à un aveu digne des journaux les plus intimes de la terre. Je vais vous montrer un peu de mon âme. Et je ne suis même pas ivre!
J'ai peur. J'ai atrocement peur de ces trois mots. Ceux du titre, là. Vieux. Con. Seul. Et uniquement cette combinaison. À la limite, être vieux et con, je pourrais encore. Vieux, je me fouterais d'être con. Con, je me ficherais d'être vieux. Mais ajouter le «seul» à l'équation et je perds les pédales. Évidemment, je ne serai jamais tout à fait seul; il y aura toujours ma famille, mes amis très proches et les autres petits amis dans ma tête... Je parle plutôt de la solitude du coeur, la moitié manquante ou la moitié perdue.
La moitié perdue, c'est triste, mais il en reste la nostalgie. Le souvenir des bons et moins bons moments, des émotions, des plaisirs. C'est souvent la moitié d'une vie à deux, celle qui subsiste alors que l'autre s'en est allé trop tôt.
La moitié manquante, c'est celle qu'on a jamais eu. C'est la pire des solitudes parce que des souvenirs à deux, il n'y en a pas. L'absence, le vide, le néant. Pendant toute la vie, un coeur qui aurait pu battre tendrement pour deux n'a battu que pour lui seul. Dans certains cas, il s'est désséché dans le désespoir. Dans d'autres, c'est l'espoir qui l'a abîmé.
Dans quelques temps, je célébrerai cinq ans de célibat, ponctués de rejets constants. Je ne sais pas trop comment expliquer ce que je ressens. C'est un vide tellement grand que j'ai parfois l'impression que mon coeur est une espèce de trou noir, que je vais me replier sur moi-même et cesser subitement d'exister. Il y a des gens qui vivent parfaitement bien seul. Moi, je suis fait pour vivre à deux. Ce n'est pas que je n'arrive pas à être seul. Ni que je sois un dépendant affectif profond, sinon j'aurais pris la première tache pas trop moche sur l'étalage et hop! ç'aurait été réglé. Est-ce que c'est à cause de la pression sociale, du modèle familial ou du subconscient social judéo-chrétien? Je ne le sais pas. Sauf que le «pourquoi», je m'en fiche pas mal. Ce que je veux, c'est le «quoi». Et c'est un échec cuisant.
Ben oui, je ne suis pas le seul dans cette situation. Ben oui, je suis encore jeune. Ben oui, chaque-torchon-trouve-sa-guenille-un-de-perdu-dix-de-retrouvés-c'est-quand-on-ne-cherche-pas-qu'on-trouve. Merci, merci, merci. N'empêche, la vie à deux était depuis longtemps un critère à mon bonheur. Depuis cinq années, je doute de la qualité de ce dernier. Je m'ennuie du mot «heureux».
Après tout ce temps (tut tut tut! cinq ans, c'est beaucoup dans la vie d'un jeune adulte... dans celle d'un trentenaire, ça peut même être la fin du monde!), peut-être pouvez comprendre l'état de panique, l'angoisse qui me noue la gorge et les larmes qui m'inondent les yeux quand je me vois dans un, dix, quinze, vingt, trente ans... seul. Ou peut-être ne pouvez-vous pas me comprendre. Ou peut-être que c'est un mal profond chez vous aussi et que vous aimez mieux ne pas y penser. Dans mon cas, c'est quelque chose que j'ai refoulé sans cesse, espérant que cette crainte, que cette douleur sourde s'en irait. Sauf qu'aujourd'hui, j'atteinds un trop-plein et j'ai bien peur de me noyer.
J'ai rien pour conclure. C'était une tranche de vie, à la limite entre le malheureux et le pathétique. Excusez-le!
Les mots les mots tendres qu'on murmure
Les caresses les plus pures
Les serments au fond des bois
Les fleurs qu'on retrouve dans un livre
Dont le parfum vous enivre
Se sont envolés pourquoi?
- Charles Trenet

vendredi

Baby boom

Ce blogue ne parle plus que de politique, ma parole! Parlons d’autre chose.

Est-ce moi, ou y a-t-il épidémie d’adultie en ce moment au Québec?

Toutes les « vieilles copines » que je rencontre, sans exception, sont enceintes. On ne me dira pas que j’invente : nous repeuplons, c’est évident.

Trois mariages cet été. TROIS! Depuis quand les gens se marient-ils, bonyenne?

Vous me direz qu’à l’approche de la trentaine, c’est dans l’ordre des choses...Que c’est normal que mes collègues aient ce sourire entendu chaque fois que j’ai mal au cœur, ou que j’ai faim à une heure saugrenue (ce qui m’arrive pourtant depuis bientôt 29 ans…) Je pensais pourtant que la trentaine ne servait qu’à s’éclater, comme à 20 ans, mais avec plus de sous et moins de travaux scolaires?

Le monde est-il devenu fou, ou bien est-ce mon regard qui change? Comme le dit mon amie la psy : « il n’y avait pas moins de condos à vendre à Québec avant que je me mette à en chercher un. Mais maintenant que j’ai les yeux ouverts, j’en vois partout! »

Mouain…

D’ici là, des blogues de parents pour rigoler de leurs malheurs :
Rira bien qui rira le dernier, dit une petite voix dans ma tête

Mère Indigne: http://mereindigne.blogspot.com/

Motherhood is not for wimps: http://www.damomma.com/

Trentenaire, marié, deux enfants: http://placeman.canalblog.com/

mardi

Canada serait-il le nom du chien des US?

« Le chien

je suis ce chien

tête basse
qui tend
vers
le sol

avançant
dans le
mouvement
des pattes
qui foulent
le sol

sans but
flânant

chien
qui erre

chien
cabot
bâtard
ou humain
quelle différence

je suis
ce chien
nous sommes
des chiens

seules
les courbes
changent
l’échine
plie toujours
s’arque
s’affaisse

vers
le sol
vers
le peuple
des morts »

Stéphane Boucher


...

Harper, comme un bon chien, est fidèle à son idéologie, il ne faut donc pas se surprendre de son attitude face à l'agression des Israéliens en terre voisine, sur un peuple souverain dont la légitimité n'est pas a remettre en question.

Quand nous votons conservateur, ici au canada, il ne faut pas oublier que cela n'a pas comme unique conséquence de foutre une raclé au Libéraux, mais que cela affecte nos politiques extérieures. C'est bien beau louanger le nouveau parti au pouvoir de dire ce qu'il va faire et de faire ce qu'il a dit qu'il fera, mais en ce moment, notre gourvenement ne dit pas ce qu'il devrait dire, et surtout ne fait pas ce qu'il devrait faire.

Suis-je seul a penser que la réaction des Israéliens n'a rien à voir avec la prise d'un soldat en otage!? Des soldats, ils en meurent des dizaines tous les jours dans les pays affligés par les États-Unis sans pour autant provoquer (encore plus de) bombardements et masacres de civil.

Mais nous avons élu un gouvernement conservateur, qui s'entends plutôt bien avec l'administration Doublevé Bush, même administration qui depuis 30 ans voit la menace fantôme partout sur la planete et n'hésite pas à mentir, manipuler et corrompre pour avoir la légitimité et l'opportunité de saisir le pouvoir (l'armé et l'argent du peuple) et agir comme bon lui semble, là ou ils veulent afin d'arriver à leur fin.

Nous avons notre part de responsabilité en tant qu'électeurs de savoir pour qui nous votons. Au-delà des réductions de taxes, des coupures dans la fonction publique et de la réfection des ponts et des routes, nous devons savoir que les dépenses qui se chiffrent en millard pour réaprovisionner et équiper nos armés, ne sont pas que pour des missions de maintien de la paix, mais des missions d'aggression qui résultent en mort d'innocentes personnes.

Depuis la première attaque d'Israel sur le sud du Liban et la bande de Gaza, le Canada aurait dû japper haut au et fort sur la scène internationale pour exiger la cessation de immédiate de l'agression.

Au lieu de cela le canada, tel un chien édenté, la queue bien entre les jambes regarde son maître a penser qui d'un signe plus ou moins subtile lui fait comprendre de se coucher. Au pied Canada! Au pied!