En allant de l’avant, vous acceptez que nous démolissons, critiquons, encensons, fustigeons, esquintons, glorifions, magnifions, massacrons les sujets de notre choix. Nous le faisons en connaissance de cause ou non, dans le but de ressasser gratuitement de vieilles opinions, de jeter un œil différent sur des débats actuels, de s’engager avec audace dans des thèmes nouveaux et de partager nos points de vue sur les petites insipidités de la vie. En entrant sur ce site, vous convenez donc que le sérieux et l’érudition de nos propos sont personnels et non sans failles et que, par conséquent, nous sommes ouverts à tout commentaire ou mise au point.

vendredi

Voir la Madone... et mourir (de chaleur!)

Je n'ai que quelques minutes avant ma centième réunion "super méga urgente" de la semaine, mais je devais absolument vous livrer mes impressions du spectacle de mercredi soir, auquel j'ai eu la chance d'assiter sans effort, grâce à une amie persévérante.

On peut dire ce qu'on veut, Madonna EST une grande artiste. Ça fait 20 ans qu'elle enfile les hits et ses faux-pas ne sont pas très nombreux (quelqu'un a-t-il dit Body of evidence?) Même qu'elle était excellente dans Évita, que j'ai visionné dans un cours du Bac en sciences politiques!

Je la voyais en personne (et de proche, grâce à mes jumelles) pour la première fois. Cette femme est une bête de scène. Elle l'habite, la possède, y est très à l'aise. Si elle se trémousse moins qu'avant, c'est tout de même une excellente danseuse, malgré son âge (je me mets sérieusement au yoga). J'ai dû attendre quelques chansons avant de voir la Madonna que j'aime: ce n'est qu'avec Music, vers la fin du spectacle, qu'elle est devenue joueuse, séductrice, amusante. Avant, comme l'ont souligné certains critiques, ça sentait un peu la machine bien huilée, mais mécanique. Et les chansons de son dernier album sont moins bonnes, selon moi, que sur Ray of light.

Un spectacle impressionnant, que je ne regrette pas d'avoir vu malgré les 4 heures de bus et la chaleur pas possible (l'air climatisé ferait mal aux cordes vocales de la dame).

J'aurai vu, une fois dans ma vie, une grande dame de la pop.

mardi

Vendredi c’est congé pour la St-jean, mais je m’en fou!


C’est surtout la journée du grand changement à l’antenne de la radio de la SRC. Heureusement, Marie-France Bazzo nous fait le cadeau de faire ça «live» à la PDA et bonheur, c’est la St-jean le lendemain, donc on travaille pas. Je vais y être!

Parenthèse

Hier, une jeune fille de 20 ans m’a demandé où était Barcelone!? Je sais que mon éducation a été faite dans le système public, et que malgré le fait que je ne sais pas écrire le français correctement, j’ai tout de même appris où était Barcelone!

Cependant je me pose la question suivante: Kossé que je savais pas moi, quand j’avais 20 ans. La réponse est une hécatombe de prise de conscience que j’étais aussi cave que la jeune fille d’aujourd’hui.

Mon père me le disait et me le répétait : Lis! Informes-toi! Mets-toi quelques choses entre les deux oreilles... Bon, ok, il sera sûrement heureux de savoir qu’il avait raison. Je serais une tout autre personne aujourd’hui si mon esprit critique avait eu 14 ans de plus pour maturé. Mais je vais quand même terminer cette petite réflexion par un blâme de baby-boomer...

Ils ont toujours eu le tour de nous faire sentir comme des imbéciles paresseux. Alors étant les jeunes que nous étions à ce moment, ça limitait l’écoute.

Fin de la parenthèse

On est en 2006 et je crois que c’est l’année du changement. Le genre de changement qui sans être marqué par un traité de libre-échange, un échec du lac Machin, ou des accords de La-ville-perdue sera tout de même déterminant.

Je m’explique, l’année 2000 est arrivé v’là de ça 6 ans maintenant et à ce moment j’ai l’impression que ben du monde attendait le deuxième Big Bang pour se donner une raison de bouger. RIEN NIET NADA!

Débouter, le monde, a continué d’écouter TiVA en se donnant comme limite 2005 pour changer. 5 ans pour perdre du poids, atteindre un poste de directeur, s’acheter un condo, avoir des enfants... C’était se donner assez de temps pour se botter le cul. Bon...

Mais 2001 arrive... plus particulièrement, le mois de septembre. Ce n’était pas le Big Bang attendu mais c’était Big cela a fait Bang et soudainement on cours comme des têtes pas de poule à la recherche de terroriste de destruction massive, ce qui nous préoccupe un an tout au plus mais c’est juste assez pour détourner notre attention et nous faire rater la cible de 2005.

Donc 2005 plus un an de retard, ça donne 2006. Et ça donne que ça brasse le camarade un peu partout… Les conservateurs a Tawa, un gai au parti Québécois, la gauche qui finit par avoir parti, et Bazzo quitte son émission de radio.

Où c’est que je vous emmène avec tous ça?

Allez-y, faites le move, lâchez votre lousse, faites comme Bazzo et sacrez ça là pour aller voir ailleurs, lancez vous! De plus, apprécions le fait que Bazzo prêche par l’exemple et non le reproche en espérant que ça fonctionne mieux comme tactique pour convaincre. Sinon dans 14 ans y’a une épaisse de 20 ans qui va encore nous remettre dans face qu’on auraient donc dû se bouger le cul quand c’était le temps.