Les moutons dans un enclos sont-ils libres?

Et voila ti-pas la joke de l'année! Une belle surprise du temps des fêtes, un cadeau de Big brother lui-même qui se paye notre tête avec la page couverture du TIME. Je la ris encore.
Je ris jaune mais je ris quand même.
J'aurais surement bien des choses à dire sur le sujet, j'ai des opinions sur tout. Ça vaut ce que ça vaut et c'est bien là la limite du « you.» Mon esprit est limité. oH!? euhh!? Hein?.... Ben oui toi chose. Je l'admets je suis simple!
Pis vous z'aussi! En êtes vous conscients? Vous et la plupart des gens qui populassent la planête également. Qu'est-ce que vous voulez? Soeur Angèle se tue à le dire dans les pages du TV Hebdo, écoutez la ; Avec des oeufs on fait des omelettes, pas de la rillette de canard!
Toujours est-il que de bloguer sur internet et oser dire que l'individu contrôle de facon significative l'information, il y a tout un univers de ridicule, un trou noir de dérision, un cyberespace de... Malintention.
Oui de la malvaillance.
En voyant cette image qui à première vue nous flattait dans le sens du poils, mettant le commun sur un pied d'égalité avec l'exception, j'ai eu le sentiment que ce n'était pas sans arrières pensés.
L'image de l'oncle Sam, avec son gros doigt qui me pointe et qui veut m'envoyer me faire déchairer par les bombes kamikazes en terres fertiles, mais étrangères, s'est imposée. Warning! Ça sent la crosse!

Pourquoi le monde corporatif veut essayer de nous faire accroire qu'on est quelqu'un. Qu'on contrôle quoi que ce soit dans le monde des communications alors que c'est faux.
Je ne dis pas qu'on n'y contribue pas au cyberespace... Le peuple Égyptien aussi a contribué à la construction des pyramides contrôlait-il kkchose! Nope, nein, niet, kaput. Capitch?
Nous contribuons au cyberespace avec du contenu mais qui en profite? À part le courriel, les videoclips, les previews de films, le temps passé à lire Mère indigne et Nicolas Langelier... Qu'est ce qu'on en retire, nous? Du divertissement. Rien de plus. Mais eux?
Oui, ok... De l'information, c'est un outil de travail, blah blah blah... Mais au fin fond des choses là, c'est quoi internet? C'est un passe-temps. J'y passe mon temps comme on passait notre temps libre devant la télé ou dehors à jouer au hockey dans la ruelle. Y'a ben rien que 24h dans une journée! SI tu fais pas quelque chose tu fais autre chose...
Et là je m'approche d'où je veux en venir. Jouer au hockey dans la ruelle, c'est gratis. Personne fait une cenne avec toi dans ce temps-là. C'est pas très productif comme dirait l'autre.
Tandis que le WEB, oh la la, méchant passe-temps qui rapporte ca!!!! Et qui se mets les profit dans la sacoche? Not me! Peut-être bien Mère indigne bientôt mais cela demeure assez restreint comme partage des revenus générés par l'internet.
Avant, on ecoutait aussi la télé quand on était tanné de jouer au hockey. On achetait une télé en couleur à 300$, 1200$ si vous étiez en moyen et on écoutait le canal 2, le 10 et ceuze qui baragouinaient l'anglais le 11 et le 13... Tout ca c'était pas mal gratis.
C'était gratis parce qu'on recevait tout ça par la magie des ondes. En fait, on payait, mais en achetant du lait, du pain, une automobile, des chips au vinaigre... On consommait massivement des produits et les fabriquants de ces produits faisaient des annonces à la télé pendant nos programmes. C'est de même que ça se passait dans le bon vieux temps.
Mais là asteur. En plus de contribuer gratuitement au contenu du WEB, on paye pour y avoir accès (environs 30$ par mois, par foyer). Pas pire n'est-ce pas, et en prime c'est encore plein de pub.
Ben oui, elle est là l'arnaque du «you.» 2006! Le CASH!
On contrôle tellement l'âge de l'information qu'on ne parle pas trop fort de la censure que Google, yahoo, Microsoft et AOL ont acceptée en échange du cash que la Chine leur a fait miroiter...
Big brother et Uncle Sam le savent que s'ils veulent continuer de nous manger la laine sur le dos sans qu'on se mette à péter les barrières de l'enclos, il faut nous dire une fois de temps en temps qu'on est fin pis qu'on est beau. C'est ainsi que dans la quiétude et la plénitude, on continuent de gambader sans trop se soucier que c'est grâce à notre propre mardre que le gazon qu'on broute est si vert, et que la laine qu'on produit est si profitable pour nos bergers.


